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Tumeurs du rein

DIAGNOSTIC

 

Diagnostic :

 

Le cancer du rein est une tumeur maligne qui se développe au niveau du parenchyme du rein (partie du rein qui filtre le sang et constitue l’urine).

 

On décrit environ 7500 nouveaux cas par an en France (7).
Dans la grande majorité des cas le diagnostic est réalisé de façon fortuite, lors d’un examen d’imagerie (échographie, scanner) réalisé pour une autre cause, et sans signe clinique.

 

Dans certains cas, certains signes cliniques peuvent faire rechercher une tumeur du rein comme la présence de sang dans les urines, une douleur ou la présence d’une fièvre inexpliquée.

 

Les formes héréditaires de cancers du rein représentent 1 à 2% des cas. Les cancers du rein peuvent ainsi se développer en cas de maladie de Von-Hippel-Lindau, ou en dehors de cette maladie, dans certaines familles. Le diagnostic est suspecté s’il existe au moins 2 cas chez des apparentés du 1er degré, avec un âge de survenue précoce : avant 40 ans, ou en cas de cancer bilatéral ou multifocal.

Une prise en charge en onco-génétique peut être proposée aux membres de la famille, ainsi qu’un dépistage précoce par échographie.


Le diagnostic est fortement suspecté sur le scanner. Il peut parfois être confirmé par une biopsie de la tumeur (examen réalisé sous anesthésie locale et contrôle radiologique : échographie ou scanner). Cette biopsie n’est indiquée que si son résultat modifie la prise en charge thérapeutique.

 

Dans la plupart des cas, c’est l’analyse de la pièce opératoire qui permet de confirmer le diagnostic de cancer du rein.

 

On décrit plusieurs formes : le Carcinome rénal à cellules claires qui est le plus fréquent (75% des cas),  le Carcinome tubulo-papillaire (10% des cas), ainsi que les Carcinomes chromophobes (5%) et les Carcinomes de Bellini(1%).

 

Un scanner thoraco-abdomino-pelvien est habituellement réalisé pour le bilan de la tumeur du rein (taille, localisation), et également pour rechercher une éventuelle extension de la tumeur localement (organes de voisinage du rein, extension dans une veine rénale ou la veine cave inférieure) et à distance (recherche de métastases)


Il existe également des Tumeurs bénignes du rein comme l'oncocytome et l’angiomyolipome.

L'angiomyolipome une tumeur faite de tissu musculaire, de tissu graisseux et de vaisseaux.  Cette tumeur est le plus souvent découverte de façon fortuite lors de la réalisation d’une échographie ou d’un scanner. Les caractéristiques radiologiques de cette tumeur sont bien connues et permettent de conclure à une nature bénigne. Il n’est pas nécessaire de retirer cette tumeur quand il n’existe par de doute quant à la nature bénigne en radiologie (échographie et scanner), et quand la taille de la tumeur est inférieure à 4 cm. En revanche, en cas de doute sur la nature bénigne de la lésion, ou quand la tumeur mesure plus de 4 cm, une exérèse chirurgicale est recommandée. Il existe en effet, un risque de saignement quand la taille est de plus de 4 cm.

 

LE TRAITEMENT

 

Le traitement :

 

Le traitement des cancers du rein est chirurgical en l’absence de métastases: il consiste à réaliser une exérèse (ablation) de la tumeur du rein.

 

Le type de chirurgie dépend de la taille de la tumeur :

 

  • Pour les tumeurs de moins de 4 cm de diamètre, une néphrectomie partielle est indiquée. Elle consiste à retirer la tumeur, en préservant le reste du parenchyme rénal sain. Elle peut être réalisée par différentes voies d’abord : soit une incision classique (lombotomie), ou par coelioscopie. Selon la taille et la localisation de la tumeur, une sonde peut être mise en place dans l’uretère, ou une modification de la voie d’abord peut être nécessaire selon les difficultés lors de l’intervention.

 

Le geste chirurgical consiste à enlever la tumeur en préservant le rein sain, et dans la grande majorité des cas, une interruption momentanée du flux sanguin du rein est nécessaire.

Cette chirurgie expose à des complications de type saignement (pendant ou après l’intervention), et/ou de type fistule urinaire (défaut d’étanchéité de la voie excrétrice supérieure). Ces complications sont peu fréquentes, et la néphrectomie partielle permet de préserver le maximum de rein sain, et donc d’éviter l’apparition secondaire d’une insuffisance rénale.

 

  • Pour les tumeurs de plus de 7cm de diamètre, une néphrectomie élargie est indiquée (ablation complète du rein et parfois de la surrénale selon la localisation de la tumeur). Cette intervention peut être réalisée par une incision classique (lombotomie) ou par coelioscopie.

 

  • Dans certains cas (tumeur sur rein unique, tumeurs multifocales, ou bilatérales, sujet âgé et fragile), un traitement ablatif peut être proposé. Il consiste à détruire la tumeur par le froid (cryothérapie) ou  la chaleur : radio-fréquence grâce à  un dispositif trans-cutané guidé par la radiologie.


Le traitement des cancers du rein métastatique nécessite un traitement médical (appelé anti-angiogénique) et parfois une chirurgie (néphrectomie élargie, ou exérèse d’une métastase accessible à un traitement chirurgical). Les traitements anti-angiogéniques, développés depuis quelques années sont administrés par voie orale, et permettent d’augmenter la survie des patients.

 

SUITES HABITUELLES APRÈS TRAITEMENT

 

Suites habituelles après traitement :

 

• La reprise du transit intestinal peut nécessiter plusieurs jours pendant lesquels une alimentation et une hydratation sont assurées par voie intra-veineuse. La réalimentation s’effectue ensuite progressivement.

 

• Une sonde urinaire à demeure a été mise en place lors de l’intervention et permet de contrôler le bon écoulement des urines.

 

• La douleur liée à la chirurgie est traitée par des antalgiques adaptés au niveau de la douleur, par voie intraveineuse puis par voie orale.

 

• Les drains et les sondes sont retirés progressivement selon les indications de votre chirurgien.

 

• Une prévention de la phlébite est réalisée par le port de bas de contention et par des injections sous-cutanées d’anti-coagulants.

 

• Une surveillance du fonctionnement rénal est assurée par le dosage de la créatininémie.

 

• La durée d’hospitalisation est d’environ 1 semaine. Elle peut varier selon les suites opératoires. La durée de la convalescence est de plusieurs semaines, et la date de reprise des activités sportives ou professionnelles est fixée avec votre urologue.

 

LE SUIVI

 

Le suivi :

 

Le suivi après chirurgie est réalisé régulièrement par un examen clinique, une surveillance biologique de la fonction rénale (dosage de créatininémie) et un examen d’imagerie (scanner ou IRM). Le rythme de la surveillance est fixé par votre urologue, selon les critères de la tumeur (ces critères sont établis par l’analyse de la pièce opératoire au microscope : examen anatomopathologique). La surveillance se poursuit pendant 5 à 10 ans, après le traitement initial.

 

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