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Les infections urinaires

 

CYSTITE

 

Cystite : 

En France, chaque année, une femme sur 10 présente une cystite. 20 à 30% de ces femmes présenteront un ou plusieurs autres épisodes.
La cystite simple est une infection de la vessie, qui se manifeste par différents signes urinaires : brulures à la miction, urines troubles ou malodorantes, pollakiurie, impériosités, hématurie parfois, mais il n’existe habituellement de fièvre.


La bactérie en cause la plus fréquente est l’Escherichia coli (75 à 90% des cas). Cette bactérie fait partie de la flore intestinale normale.

D’autres bactéries peuvent être responsables de cystites : Enterococcus faecalis, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa, Staphylococcus, Sterptococcus.

 

D’autres bactéries peuvent être responsables de cystites (avec des signes souvent moins intenses que la cystite classique à Escherichia coli). Il s’agit des mycoplasmes qui peuvent être mis en évidence sur un prélèvement urinaire (1er jet) avec une recherche spécifique.
Ces germes peuvent être transmis lors des rapports sexuels et un traitement du partenaire peut être nécessaire.

 

La bandelette urinaire peut suffire à confirmer le diagnostic en montrant la présence de leucocytes dans les urines et des nitrites (qui proviennent de la dégradation des nitrates par la plupart des bactéries).

 

L’ECBU est parfois réalisé en cas de récidive, et pourra confirmer le diagnostic en montrant une population bactérienne unique en nombre important (> 104 germes/mL), associée à un nombre élevé de globules blancs (leucocyturie > 10 000/mL). L’antibiogramme réalisé permet de déterminer quelle est la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques.

 

Le traitement de la cystite simple (absence de complication, survenant chez une femme non enceinte, ne présentant pas d’antécédent) est réalisé avec un traitement antibiotique probabiliste en mono-dose (traitement « minute ») ou sur 3 jours. L'ECBU de contrôle n’est pas nécessaire en cas d’évolution favorable.

 

CYSTITES À RÉPÉTITION

 

Cystites récidivantes ou à répétition :
Elles sont définies par la survenue de plus de 4 épisodes par an.

 

Les facteurs favorisants :

  • La longueur faible de l’urètre chez la femme (3 cm) favorise la colonisation de la vessie par voie ascendante, en particulier lors des rapports sexuels, par des bactéries présentes au niveau du périnée. 
  • La mauvaise vidange vésicale, avec présence d’un résidu post-mictionnel (en cas de cystoptose par exemple), prédispose à la survenue de cystites récidivantes.
  • Une diurèse insuffisante prédispose également aux cystites récidivantes.
  • Une sténose du méat urétral peut également favoriser la récidive des cystites.

 

Le bilan réalisé en cas de cystites récidivantes comporte un examen clinique, et selon les cas, une exploration complémentaire par débitmétrie, échographie, voire cystoscopie avec calibrage urétral.

 

Le traitement de chaque épisode de cystite sera une antibiothérapie pendant 5 à 7 jours (un traitement « minute » n’est pas recommandé en cas de cystites récidivantes). Un ECBU n’est pas nécessaire à chaque épisode, mais sera réalisé au moins une fois par an, afin de déterminer si la bactérie en cause est toujours la même et pour connaître la sensibilité de cette bactérie aux antibiotiques.

 

PYÉLONÉPHRITE

 

Pyélonéphrite :
C’est une infection bactérienne du parenchyme rénal, se manifestant par des signes infectieux :

fièvre, frissons, des douleurs lombaires et des signes de cystite.

 

Une prise de sang et un ECBU permettent de confirmer l’infection et de déterminer l’antibiotique efficace.

Une échographie rénale peut être nécessaire afin d’éliminer un obstacle à l’élimination des urines (dilatation de la voie excrétrice) qui serait une urgence urologique.

Une antibiothérapie est nécessaire pendant une durée de 15 jours à 3 semaines.

 

PRÉVENTION DES RÉCIDIVES

 

Prévention des récidives :

 

Les mesures hygiéno-diététiques :

Elles sont toujours nécessaires : 

Assurer un apport de boissons en quantité suffisante afin d’assurer une diurèse supérieure à 1,5 L/j, avec une vidange de la vessie régulière (toutes les 3H environ) et complète.

Aller uriner après les rapports en particulier quand les rapports sexuels sont un facteur déclenchant des cystites.

Réaliser une toilette par jour au savon au maximum.

Aux toilettes, il faut s’essuyer d’avant en arrière.

Porter des sous-vêtements de préférence en coton, et peu serrés.

Equilibrer un éventuel diabète.

 

Traitement d’un facteur favorisant :

Chez la femme ménopausée, un traitement hormonal local peut être nécessaire
En cas de Sténose du méat urétral, une Méatostomie peut être nécessaire. Ce petit geste chirugical, réalisé sous anesthésie locale consiste à élargir le méat urétral de façon durable.

Ce geste n’a pas de conséquence sur la continence.

Traitement de la cause d’une vidange incomplète de la vessie.

 

Traitement antibiotique prophylactique :

Il s’agit d’un traitement antibiotique prescrit à petites doses, de façon prolongée et dont l’efficacité est reconnue (8). La fréquence des récidives est divisée par 8, mais nécessite un traitement prolongé : de 6 mois à 1 an. A l’arrêt du traitement prophylactique, 40 à 50% des patientes présenteront une récidive dans les mois qui suivent. Diffrénts antibiotiques sont recommandés (Cotrimoxazole, Fosfomycine trometanol, Norfloxacine), mais la nitrofurantoine n’est plus utilisable dans cette indication.

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