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L’incontinence urinaire ou « fuites d’urine »

DIAGNOSTIC

 

Le Diagnostic :

 

L’incontinence urinaire se définit comme une perte involontaire d’urines.

La prévalence de l’incontinence urinaire a été estimée à 35% des femmes, à des degrés divers, au cours de leur vie. L’incontinence urinaire affecterait 3 millions de personnes en France.

 

On décrit classiquement, en urologie, 3 types d’incontinence urinaire :

 

1 • L’incontinence urinaire à l’effort (50% des cas environ):
les fuites surviennent lors d’un effort : toux, rire, éternuement, port de charges, sport, voire changement de position. La fuite n’est pas précédée d’une envie d’uriner. Les circonstances de survenue des fuites, ainsi que l’examen clinique réalisé par l’urologue permet d’établir le diagnostic. Cependant, certains examens complémentaires (ECBU, BUD, UCRM, Cystoscopie, Calendrier mictionnel) peuvent être nécessaires pour confirmer le diagnostic, pour établir une probabilité de réussite d’un traitement chirurgical ou pour dépister d’autres anomalies de fonctionnement de la vessie et du sphincter urinaire.

 

L’incontinence urinaire à l’effort peut être due à plusieurs mécanismes :
- Une hypermobilité cervico-urétrale : il existe un relâchement des muscles du périnée, entrainant une bascule de l’urètre à l’effort. L’absence de soutien de l’urètre lors de l’effort est responsable de la fuite d’urines.
- Une insuffisance sphinctérienne : le sphincter (muscle qui entoure le col de la vessie) n’assure plus son rôle de fermeture.


2 • L’incontinence urinaire sur impériosité ou par urgenturie (20% des cas environ):
les fuites surviennent lors d’une envie pressante voire impérieuse d’uriner, sans possibilité de se retenir. Il peut s’associer une pollakiurie : augmentation de la fréquence des mictions. Certains examens peuvent être nécessaires pour connaître l’origine de ces impériosités (BUD, ECBUUrocytogramme, Cystoscopie).

 

3 • L’incontinence urinaire mixte (30% des cas environ):

les fuites surviennent à l’effort et également sur des impériosités. L’incontinence urinaire peut également s’associer à un prolapsus pelvien. Dans ce cas, le traitement du prolapsus précède la prise en charge de l’incontinence urinaire.

 

TRAITEMENT

 

Traitement de l’incontinence urinaire :

 

En cas d’incontinence urinaire à l’effort :

• Une kinésithérapie périnéo-sphinctérienne peut être réalisée dans un premier temps. Son but est d’augmenter le tonus des muscles du périnée. Cette rééducation est réalisée en plusieurs séances, sur plusieurs semaines.

 

• En cas d’échec de la rééducation, un traitement chirurgical mini-invasif peutêtre réalisé : il s’agit de la mise en place d’une bandelette sous-urétrale, aussi nommée bandelette « anti-fuites ». Le principe de cette bandelette est de créer un tissu de soutien suffisant sous l’urètre pour empêcher sa bascule lors de l’effort. La bandelette n’intervient donc pas en dehors de l’effort, en particulier lors de la miction. On utilise fréquemment l’image du tuyau d’arrosage pour illustrer le principe de la bandelette sous urétrale.

 

Cette technique a été décrite initialement par un chirurgien suédois : U. Ulmsten (4) en 1996 : c’est la technique TVT (Tension Free Vaginal Tape). La bandelette est introduite sous le canal de l’urètre (par une petite incision de la paroi antérieure du vagin), et elle est ensuite extériorisée en arrière du pubis de chaque côté.


Puis E. Delorme (5), un chirurgien français, en 2001, a modifié la technique : c’est la technique du TOT (Trans Obturateur vaginal Tape). La bandelette (monofilament tricoté de polypropylène) est mise en place sous le canal de l’urètre par une petite incision de la paroi antérieure du vagin, et extériorisée de chaque côté par une petite incision en dehors des branches ischio- pubiennes (région de l’aine). L’excédent de bandelette est ensuite sectionné et les incisions de la peau et du vagin son suturées avec quelques points.

 

Qu’elle que soit la technique (TVT ou TOT), il s’agit d’une intervention mini-invasive.

Avant l’intervention, il est nécessaire de réaliser un ECBU pour s’assurer de l’absence d’infection urinaire.
L’intervention peut être réalisée en ambulatoire (hospitalisation de jour) ou lors d’une hospitalisation de 24 à 48H selon les cas. L’intervention qui dure en moyenne moins d’une demi-heure, est réalisée sous anesthésie générale brève ou anesthésie loco-régionale.

 

Une sonde urinaire peut éventuellement être mise en place pendant les 12 à 24H qui suivent l’intervention. 

Il est également habituel de contrôler que la vessie se vide bien après l’intervention (mesure du résidu post-mictionnel). Les suites de cette intervention sont simples. Il est recommandé de ne pas faire d’effort important (port de charges) pendant les 3-4 semaines qui suivent l’intervention.

 

Schéma TVT (cliquer pour agrandir) :

tension-free-vaginal-tape

 

Schéma TOT (cliquer pour agrandir) :

trans-obturateur-vaginal-tape

Cette technique chirurgicale a une efficacité reconnue et représente le traitement de 1ere intention en cas d’incontinence urinaire à l’effort (en cas
d’échec de la rééducation).

 

En cas d’incontinence urinaire par impériosités :

Le traitement est en général médical : médicament anti-cholinergique qui réduit les contractions de la vessie, et peut également nécessiter une kinésithérapie périnéo-sphinctérienne.

 

A lire - Fiche AFU : TOT 

 

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