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Calculs urinaires ou maladie lithiasique

 

GÉNÉRALITÉS

 

Généralités :

 

Prévalence :
Depuis 30 ans, on observe une augmentation constante de la survenue des calculs urinaires dans les pays industrialisés (calculs oxalo-calciques).  Dans une étude publiée en 2004 (6), la maladie lithiasique toucherait 13% de la population masculine et 6% de la population féminine. Et , dans cette population, 50% sont exposés à un risque de récidive.

Il existe une composante familiale (probablement due à plusieurs gènes, et à pénétrance variable : certaines personnes au sein de la famille sont touchées, et d’autres non) entrainant une prédisposition lithiasique.

 

L’analyse du calcul :
Elle doit être réalisée dans la mesure du possible si le calcul a été récupéré. Cette analyse est double : morphologique et constitutionnelle. Cette analyse permet d’orienter vers une cause de la formation du calcul.

 

Le bilan biologique :
Il est également nécessaire au moins une fois dans l’histoire d’un patient atteint de maladie lithiasique. Il s’agit de réaliser une analyse de sang et des urines, pour rechercher un déséquilibre métabolique (calcium, phosphore, acide oxalique…) qui pourra éventuellement être traité, ou faire modifier les habitudes alimentaires. Ce bilan doit être réalisé au mieux à distance d’un épisode d’élimination ou de traitement d’un calcul (8 à 12 semaines).

 

QUELS CALCULS DOIVENT ÊTRE TRAITÉS

 

Quels calculs doivent être traités ?

 

Pour les calculs se situant dans le rein :

 

Pour une taille ≤ 5mm, et sans symptôme (absence de douleur) : il n’existe pas d’indication de traitement urologique, mais il faut surveiller l’évolution du calcul par des examens radiologiques simples (Echographie et ASP), une fois par an environ.


Pour une taille <20mm, un traitement urologique est recommandé : il s’agit d’une Lithotritie extra-corporelle (LEC), qui permet de fragmenter le calcul pour que les petits fragments puissent ensuite être éliminés spontanément. Selon la taille, et la localisation du calcul dans le rein, une sonde double J ou JJ peut être mise en place pour ce traitement.

 

Pour une taille > 20 mm, le traitement urologique de référence est une chirurgie percutanée ou NLPC (Néphrolithotomie Per-Cutanée). Cette intervention consiste à ponctionner le rein puis à introduire un endoscope dans le rein jusqu’au contact du calcul afin de le fragmenter et d’éliminer les fragments dans le même temps.

 

Pour les calculs situés dans l’uretère :
Ces calculs sont en général responsables d’une crise de Colique néphrétique car ils bloquent l’élimination des urines.

 

- Le bilan habituellement réalisé comporte une Bandelette Urinaire, et des examens radiologiques (échographie et ASP et/ou Uro-Scanner).

 

- Selon la localisation du calcul, sa taille, et le retentissement (infection, insuffisance rénale, douleur non calmée), un traitement médical peut être réalisé dans un premier temps, afin de calmer les douleurs et de favoriser l’élimination spontanée du calcul.

 

- En l’absence d’élimination du calcul sous traitement médical, ou en cas de complications (infection, insuffisance rénale, douleur non calmée par le traitement médical), un traitement urologique est réalisé. Il s’agit soit d’une Urétéroscopie (introduction d’un appareil fin par les voies naturelles afin d’extraire le calcul après éventuelle fragmentation), soit de la mise en place d’une sonde double J ou JJ (qui correspond à un petit tube très fin en plastique mis en place par les voies naturelles, entre le rein et la vessie afin de permettre aux urines de s’évacuer du rein), soit d’une LEC.

 

Actualité / Nouveauté : Urétéroscopie souple et laser pour les calculs du rein :
C’est une technique innovante, et mini-invasive, pour le traitement des calculs du rein, utilisant des endoscopes miniaturisés appelés urétéroscopes souples. Ils permettent d’accéder aux calculs situés dans les cavités du rein (calices et pyélon) par les voies naturelles, sous anesthésie, en introduisant l’urétéroscope dans l’urètre puis la vessie et l’uretère. La fragmentation du calcul est ensuite réalisée grâce à une fine fibre laser.

 

LA PRÉVENTION DE RÉCIDIVES

 

La prévention des récidives :

 

Les mesures hygiéno-diététiques :
Il est toujours nécessaire d’assurer un apport de boissons abondant et régulièrement réparti au cours de la journée, afin de diminuer la fréquence de la récidive.

 

Les habitudes alimentaires peuvent être modifiées selon les résultats de l’analyse du calcul ou du bilan biologique réalisé à la recherche d’une cause.

 

Lire la fiche d'information, Règles diététiques et calculs urinaires de l'association française d'Urologie.

 

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